Finalement, les ados croient devenir adultes en singeant des adultes qui sont restés des gosses et fuient devant la vie.
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Vivre, mourir: ce ne sont que des conséquences de ce qu'on a construit. Ce qui compte, c'est de bien construire. Je veux mourir en construisant.
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Une onomatopée et une familiarité pareille dans la bouche de Manuela c'est un peu comme si le pape, s'oubliant, lançait aux cardinaux : Mais où est donc cette saleté de mitre ? Foutue mitre, dit le pape.
C'est peut-être ça la vie : beaucoup de désespoir mais aussi quelques moments de beauté où le temps n'est plus le même.
La quiétude que nous éprouvons lorsque nous sommes seuls, cette certitude de nous-mêmes dans la sérénité de la solitude ne sont rien en comparaison du laisser-aller, du laisser-venir et laisser-parler qui se vit avec l'autre, en compagnie complice...
A qui n'a jamais compris que l'enchantement de la langue française naît de telles subtilités, j'adresse la prière suivante : méfiez-vous des virgules.
Dans la même œuvre
Nous parlons d'amour, de bien et de mal ... et nous accrochons à ces icônes respectables comme la tique assoiffée à son gros chien tout chaud.
Les hommes vivent dans un monde où ce sont les mots et non les actes qui ont du pouvoir, où la compétence ultime, c'est la maîtrise du langage.
La Civilisation, c'est la violence maîtrisée, la victoire toujours inachevée sur l'agressivité du primate.
Les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal.
Les psys sont des comiques qui croient que la métaphore, c'est un truc de grand sage.